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Dans le sillage de la crise sanitaire, la semaine de 4 jours est revenue sur le devant de la scène. La pandémie, ses confinements successifs et la démocratisation du télétravail ont en effet relancé le débat autour de l’organisation du travail. Mais de quoi parle-t-on réellement ? Quelles modalités de mise en œuvre ? Quels avantages pour les salarié.e.s ?
Pour ce faire, la DGAFP a publié une note sur l’expérimentation de la semaine en 4 jours dans la fonction publique le 22 mars 2024.
Retrouvez-là ci-dessous.
La Direction Générale des Finances Publiques, en bonne élève, lui a emboîté le pas en diffusant, dès le 2 avril une note de service relative aux modalités de mise en œuvre, à compter du 1er septembre 2024, de l’expérimentation de la "Semaine en quatre jours".
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Au plan local, le directeur des Finances Publiques par intérim de la Somme a commencé à consulter les différents chefs de services dès le 15 avril dernier et fera un point d’informations à destination des organisations syndicales lors de la prochaine formation spécialisée le 4 juin prochain.
Retrouvez ci-dessous le communiqué de la CGT Fonction Publique :
Retrouvez également le communiqué de la CGT Finances ci-dessous :
Auditionnée dans le cadre d’une mission d’information de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale sur la mise en place d’une « semaine de 4 jours », la CGT a tenu à préciser ses positions.
Alors que le gouvernement a annoncé vouloir expérimenter la semaine de 4 jours dans la fonction publique, son projet pourrait être davantage orienté vers les intérêts du patronat que ceux des salariés.
La semaine de 4 jours devrait apporter une réponse au partage du temps de travail qui s’opère de manière très inégalitaire et en fonction des intérêts des employeur ; mais aussi à la question des salaires et du pouvoir d’achat, et permettre par une réduction du temps de travail de créer des emplois.
Sans réduction du temps de travail, il ne s’agit pas d’une semaine de 4 jours mais d’une semaine en 4 jours, qui ne peut donc pas être considéré comme une avancée sociale mais un recul.
Une compression en 4 jours du même volume d’heures travaillées normalement en 5, avec les risques que cela engendre sur la santé, serait à l’opposé des attentes des travailleurs et des travailleuses, et des bénéfices pour la société en termes de création d’emplois.
Pour la CGT, la semaine de 4 jours devrait s’accompagner d’une baisse du temps de travail hebdomadaire légal à 32h et s’appliquer sans perte de salaire. Mais, aussi, ces 32h ne pourront être lissées sur l’année, selon des durées de travail hebdomadaires variables d’une semaine à l’autre.
L’objectif, hier comme aujourd’hui, reste le même : agir de sorte à mieux répartir le temps de travail entre tous les actifs.es, femmes et hommes, jeunes et seniors, à temps partiel, temps complet ou privés d’emploi.
Pour éviter le recours abusif aux heures supplémentaires là où les 35h seraient maintenues, la CGT demande la mise en place d’un plafond d’heures supplémentaires au-delà duquel celles-ci génèreraient des congés en plus et une majoration plus élevée de ces heures.
Prenant appui sur les objectifs d’emplois définis et atteints avec la mise en place de la semaine de 35h, entre juin 1996 et janvier 2020, la CGT ne cesse de promouvoir le débat en faveur d’une nouvelle réduction du temps de travail encadrée par la loi (dossier en ligne).
En outre, la CGT est favorable à l’idée de lancer une expérimentation de la semaine de 4 jours ou de 32h, avec maintien du salaire et, en ce sens, soutenir les entreprises qui accepteraient ce cahier des charges, via des aides publiques semble souhaitable.
Elle se montre très critique en ce qui concerne des expérimentations « non cadrées » de semaines de 4 jours sans réduction du temps de travail, décidées par les pouvoirs publics ou des entreprises du privé, sans concertation avec les organisations syndicales.
Article publié le 30 mai 2024.